SUR LES TERRES D’HORUS - Tome 5. Kheti ou l’amour de Ninmah

La belle Meresankh est enlevée et emmenée de force à Babylone pour y être vendue comme esclave. Des planches superbes et une nouvelle plongée réussie dans la civilisation passionnante qu’est l’Egypte ancienne.

Alors que le polar historique revient à la mode (la collection "Dédales" des Humanos notamment), Isabelle Déthan poursuit sur sa lancée avec le cinquième album en cinq ans de sa série "Sur les terres d’Horus". Ce nouvel opus démarre un nouveau cycle. Le prince Khaemouaset part explorer un site funéraire abandonné mais le jeune prince Hori, la belle Meresankh et son fils Kheti qui l’accompagnaient sont enlevés par des bédouins. Khāemouaset se lance à leur poursuite, aidé par son frère le général Ramessou.
Comme les précédents albums, cette nouvelle intrigue est un régal pour les amateurs d’Histoire. Isabelle Dethan dévoile un univers extrêmement réaliste : costumes, objets, temples et pyramides de l’Egypte ancienne sont décrits avec une grande précision sans jamais peser sur l’enquête proprement dite. Les superbes couleurs à l’aquarelle et les tons chauds et lumineux qu’elle utilise renforcent cette impression de réalisme.
Le scénario est bien construit, fluide. Il nous emmène du côté de Babylone où les relations diplomatiques entre les deux royaumes devraient être évoquées dans le prochain tome. Mais c’est le côté humain qui est mis en avant davantage que les hauts faits des pharaons ou autres personnalités égyptiennes, et c’est ce qui rend les héros aussi attachants. Le prince Khāemouaset nous apparaît d’ailleurs plus comme un homme "normal" que comme le fils du grand Ramsès II. Loin de s’essouffler, "Sur les terres d’Horus" nous promet donc encore de très belles heures au sein de la civilisation égyptienne.
L’Egypte est vraiment un terre de prédilection pour Isabelle Dethan puisque la dessinatrice publiera en janvier prochain, "Kheti, fils du Nil" avec son compagnon Mazan. Une nouvelle série à paraître chez Delcourt Jeunesse, et donc destinée aux enfants à partir de 8 ans, qui s’appuiera encore sur la vie quotidienne et la religion dans l’Egypte antique.

- Delcourt