MURENA - Tome 8. Revanche des cendres

Rome brûle et la panique règne. Une reconstitution magistrale.

An 64, Rome est la proie des flammes. Au milieu du chaos et alors que la plupart des Romains ont tout perdu, l’Empereur Néron doit faire face à ceux qui veulent à tout prix faire accuser les Chrétiens dont le quartier a été miraculeusement épargné.
Retranscrire un épisode historique tel que l’incendie de la Ville éternelle est un défi. Les habitants fuyant comme ils le peuvent les ruelles en flammes et les bâtiments, s’effondrant les uns après les autres, vers les eaux du port, la catastrophe est là, omniprésente, Delaby et Dufaux nous faisant parfaitement ressentir l’atmosphère apocalyptique. Au feu lui-même succède la description d’une ville en cendres, d’une population désemparée en quête de coupables. Les planches sont magnifiques comme depuis le début de la série et le résultat très efficace. Certes l’incendie vole un peu la vedette aux personnages principaux, l’intrigue dans cet album de fin de cycle est un peu moins dense que d’habitude mais l’évènement le mérite largement.

- Dargaud