KOMA - Tome 2. Le grand trou

Une BD rafraîchissante aux allures de conte pour enfants dont l’héroïne est une gamine un peu spéciale mais terriblement attachante. Seul regret, l’album se lit beaucoup trop vite.

Perdue au fond d’une cheminée alors qu’elle aidait son papa ramoneur, Addidas y a fait une rencontre étonnante : un monstre impressionnant mais qui se révèle des plus amicaux. D’autant qu’il pourrait bien apporter des réponses aux questions que se posent la petite fille, sur ses pertes de connaissance et la disparition de sa mère. Pendant ce temps, le père d’Addidas a des problèmes. Mort d’inquiétude, il est allé prévenir la police qui l’a condamné à creuser sur un chantier pour défaut de permis de ramoner.
Le premier tome nous avait séduit : drôle, émouvant et plein de poésie à la fois, il décrivait une gamine attachante et un univers industriel un peu étrange, une ville sombre hérissée d’innombrables cheminées. Il s’agissait de la première incursion dans la BD grand public de Peeters ("Pilules bleues", "Les miettes", "Lupus") et Wazem ("Sur la neige", "Presque Sarajevo").
On ne voit pas plus la lumière du jour dans ce second tome, entre la petite fille parcourant les conduits des cheminées et son père occupé à creuser dans la mine. Pourtant avec son côté féerique, "Koma" n’a rien de triste. D’ailleurs les couleurs sont vives, nettes et viennent contrebalancer le trait épais de Peteers et les grosses hachures.
"Le grand trou" se lit vite. Les dialogues ne sont guère plus nombreux que dans le premier opus et laissent place à de nombreuses cases muettes. De plus, les cases sont grandes et ne sont que quatre à huit par planche. Alors en 48 pages seulement, forcément, l’histoire n’avance pas très vite. On apprend pas grand-chose de plus, si ce n’est - et c’est tout de même important !- que la vie des êtres humains est liée à de mystérieuses machines dont s’occupent des créatures vivant dans les sous-sols. On n’en saura pas plus ici sur le pourquoi du comment et c’est un peu frustrant. Mais cette série est tellement tendre et rafraîchissante qu’on prendra notre mal en patience jusqu’à la sortie du prochain tome.

- Les Humanoïdes Associés