ISAAC LE PIRATE - Tome 5. Jacques

Les aventures picaresques et sentimentales d’Isaac et son copain Jacques continuent à Paris et dans la campagne alentours. Un 5e tome distrayant mais qui se disperse un peu trop.

Des personnages qui multiplient les allées et venues entre Paris et la campagne, des bagarres, des courses poursuites et des déguisements grotesques. Ce cinquième tome d’"Isaac le pirate" est un peu tout ça. L’épisode démarre sur un Isaac assagi qui décide avec son copain Jacques de se faire oublier quelques temps, après avoir multipliés les petits larçins. C’est sans compter sur l’appel de l’amour qui les forcent à retourner dans la capitale :
Jacques est obsédé par une belle aristocrate et Isaac finit par apprendre que son Alice s’est embarquée pour le bout du monde avec son nouvel époux Philippe du Chemin Vert. Comme dirait Le Portugais, comparse d’Isaac et Jacques : "comment voulez-vous travailler avec des types qui ont les testicules à la place du cerveau ?!"...
Déjà le tome précédent multipliait les rencontres et les péripéties avec un nombre incalculable de personnages. Ce nouvel opus reprend le même principe car, même s’il s’intitule "Jacques", on ne parle pas que de lui, loin de là. La galerie de portrait s’agrandit encore et, rapidement, tout part dans tous les sens et se bouscule. En fait, on a un peu l’impression d’assister à une pièce de théâtre avec une succession de saynètes qui voient les nombreux protagonistes aller et venir à toute vitesse sur la scène.
C’est un peu comme si Blain leur avait lâché la bride, les laissant agir à leur guise sans rien maîtriser. C’est à la fois très distrayant (grâce notamment à la finesse des dialogues) et un peu frustrant car il ne faut pas s’attendre à trouver un semblant de fin à ce 5e tome. Isaac ne se sera pas plus rapproché de sa bien-aimée, quant au lecteur, il finirait presque par perdre le fil conducteur de la série. Et, vu la qualité d’"Isaac le pirate" jusqu’ici, avouez que ce serait dommage.

- Dargaud