ISAAC LE PIRATE - Tome 4. La capitale

Retour à Paris pour Isaac Sofer, peintre et pirate, qui compte retrouver sa fiancée. Même si l’on reste un peu sur sa faim au niveau de l’intrigue principale, ce nouvel opus nous offre une plongée réussie dans les bas-fonds de la capitale.

Retour sur la terre ferme pour Isaac qui avait embarqué avec les pirates pour peindre leur quotidien. Flanqué de Jacques, son compagnon d’aventures, il pense retrouver ses amis artistes et surtout sa fiancée Alice. Mais ceux-ci sont introuvables, pas plus que son inspiration créatrice d’ailleurs. Isaac et Jacques se mettent donc à traîner dans les bars mal famés où ils ne tardent pas à faire des rencontres pour le moins douteuses.
Isaac est de retour chez lui mais l’histoire est loin d’être terminée. Blain profite du cadre de Paris pour relancer l’aventure en multipliant les rencontres et les péripéties. Un nombre incalculable de personnages font donc leur apparition dans cet album et comme dans les précédents tomes, ils sont très expressifs et bien souvent attachants. On en apprend également un peu plus sur le passé de Jacques, compagnon de piraterie d’Isaac, et les raisons pour lesquelles il a pris la mer.
Pourtant, on ne peut s’empêcher d’être un tout petit peu déçu en refermant ce quatrième tome. Car entre la première et la dernière planche, on reste quasiment au même point : Isaac n’a toujours pas de nouvelles d’Alice. D’ailleurs l’a-t-il réellement cherchée ? Les cases consacrées à la jeune femme ou à Philippe du Chemin Vert son rival sont bien peu nombreuses et ne font pas avancer l’histoire. "La Capitale" est presque exclusivement centré à vrai dire sur l’entrée forcée d’Isaac et de Jacques au sein d’une bande organisée de voleurs, sur leur talent caché dans ce domaine, mais aussi sur leur quête insatiable de femmes.
Cela dit, on ne s’ennuie pas un instant tant les situations sont rocambolesques, les dialogues riches et drôles et le récit parfaitement rythmé. Le tome 1 d’ "Isaac le Pirate" avait obtenu en 2002 le prix du meilleur album au festival d’Angoulême. Depuis, la série continue avec bonheur son petit bonhomme de chemin.

- Dargaud