HAUTE SECURITE, CYCLE 2 : LES NOUVEAUX MAÎTRES - Tome 1

La vie n’est toujours pas rose à la prison de Templeton Bay où le gardien Aleks Wodja enquête sur deux meurtres de détenus. Un intrigue pleine de clichés mais suffisamment efficace.

Moins d’un an après le premier cycle en deux volumes de "Haute Sécurité", Callède et Gihef rouvrent les portes de la prison de Templeton Bay. Si le cadre est le même, le casting a un peu changé tant du côté des matons (Reeves remplace avantageusement l’antipathique Skinner) que des prisonniers (le puissant caïd Le Duke succède à l’étonnante bande de petits vieux). Cette fois, le gardien Aleks Wodja est confronté au suicide de deux détenus modèles dont le passage à l’acte semble pouvoir être attribué à une nouvelle drogue. Reste à savoir combien de prisonniers ont goûté à ce dangereux psychotrope et comment ils se le sont procurés.
Comme dans le cycle un, l’univers carcéral décrit est particulièrement glauque : trafics de drogue à l’intérieur de la prison, humiliations et violences quotidiennes, viols par un co-détenu baraqué... Les situations évoquées en général pour parler des difficiles conditions d’incarcération sont utilisées ici. Il en va de même pour certains personnages qui ne sont rien d’autres que de simples archétypes, tels le trafiquant de drogue qui continue de gérer son business et d’imposer sa loi depuis sa prison ou le gardien sadique et verreux qui profite du système. Le héros continue d’être développé parallèlement avec ses histoires de coeur et de sexe mais il reste tout de même assez idéalement beau, sexy, intelligent et gentil.
Résultat, sur bien des points, "Haute Sécurité" manque d’originalité et rappelle immanquablement une série télé. Pourtant l’ambiance oppressante de la prison est suffisamment bien rendue pour qu’on s’accroche et qu’on ait envie de connaître les raisons de ces suicides, notamment grâce au dessin réaliste et dur de Gihef. Dans le premier cycle, les auteurs avaient signé un dénouement inattendu mais finalement assez lourd. On espère donc beaucoup de la fin de ce nouveau diptyque.

- Dupuis