DRACULA L’IMMORTEL - Tome 2

Dracula reviendrait-il ? A Piccadilly Circus en tout cas, la peur s’est réveillée... Adaptation en bande dessinée du roman d’un descendant de Bram Stoker. Pas du tout convaincant.

Vingt-cinq ans après la destruction de Dracula en Transylvanie, l’ombre du vampire plane sur Piccadilly Circus... Nous sommes en 1912 et des meurtres sauvages laissent à penser qu’il - ou ses disciples - pourrait être de retour. Quincey Harker s’interroge sur ses origines et le passé trouble de ses parents tandis que l’inspecteur Cotford enquête sur une série de meurtres dont celui de Jonathan Harker, retrouvé nu et empalé à Picadilly.
Cent douze années après la création de Dracula, dans le roman de Bram Stoker (1897), son arrière petit-neveu, Dacre Stoker a imaginé une suite au roman original. Ce roman, "Dracula l’Immortel" (2009) est aujourd’hui adapté en bande dessinée sous forme d’une trilogie. Du roman de Dacre Stoker, on ne dira rien, ne l’ayant pas lu, si ce n’est qu’il fut selon Casterman un succès de librairie.
En revanche, en se basant sur la bande dessinée réalisée en co-édition avec l’éditeur Michel Lafon on retiendra surtout qu’une suite à l’original n’était pas vraiment nécessaire... A moins d’avoir un gros faible pour les créatures maléfiques sexys et nymphomanes. D’ailleurs dans ce deuxième opus, celles-ci s’effacent largement pour laisser la part belle aux autres personnages : Quincey, Cotford, mais aussi Mina,Van Helsing ou Bram Stoker lui-même. Beaucoup de personnages et de noms, de nombreux changements de lieux, une histoire aux allures de sac de noeuds, faisant même intervenir Jack L’Eventreur, "Dracula l’Immortel" demande une certaine concentration pour y comprendre quelque chose. Et même là, on a bien du mal à se passionner. Un problème auquel n’a pas réussi à remédier Michel Dufranne alias Miroslav Dragan (l’excellente série "Helldorado"). Piotr Kowalski ("La branche Lincoln"), qui signe là sa première contribution au catalogue de Casterman, réalise néanmoins des planches sombres élégantes en adéquation avec le propos. Mais cela ne suffit pas.

- Casterman