ANTITYPE

L’histoire de Saint-Paul revisitée par Ralf König. Irrévérencieux à souhait.

"Prototype" s’intéressait à Adam et Eve, "Archétype" à Noé et son arche. Dernier tome de la trilogie, "Antitype" se penche sur la vie de Saint Paul, ancien général juif qui après une illumination se mit à prêcher l’évangile pour répandre la parole de Jésus face à des auditeurs grecs plutôt enclins à brûler la vie par les deux bouts...
Connaissant l’Allemand Ralph König et son oeuvre axée sur l’intolérance en général et l’intolérance envers l’homosexualité en particulier ("Conrad et Paul", "Comme des lapins"), on imagine bien que sa conception de la vie penche plutôt du coté des Grecs que des préceptes de l’Église judéo-chrétienne... Dans "Djinn Djinn", König s’était d’ailleurs déjà attaqué au fanatisme religieux.
On suit donc notre Saul de Tarse, alias Saint Paul, sur la route de la Grèce pour convertir les habitants qui croient aux dieux de l’Olympe. Sur un bateau très gay le menant à Athènes ou auprès des philosophes passionnés par la célébration des Dionysies, célébrations liturgiques en l’honneur de Dionysos, Dieu de la vigne, du vin et de ses excès.
Le dessin est comme toujours chez le dessinateur allemand très expressif et même si globalement l’album est un peu moins drôle que d’habitude, cette relecture de la Bible façon Ralf König reste irrévérencieuse à souhait.