ALIX - Tome 32. La dernière conquête

Conduit par un étrange prisonnier, Alix part à la recherche du trésor d’Alexandre le Grand pour satisfaire César. Un scénario poussif mais une reprise graphique qui satisfera les puristes nostalgiques.

Le destin d’Alix se trouve entre de nouvelles mains. Alors que Thierry Démarez et Valérie Mangin se sont attelés à un spin-off avec un héros vieillissant devenu sénateur ("Alix Senator"), Marc Jailloux perpétue lui l’héritage de Jacques Martin, décédé en 2010, en poursuivant les aventures de jeunesse de ce jeune homme d’origine gauloise adopté par un riche romain en compagnie de Géraldine Ranouil. Le duo d’auteurs a déjà signé le tome 4 d’"Orion".
Alors qu’à Rome, une guerre civile est sur le point d’éclater entre Pompée et César, ce dernier rêve de conquérir l’Orient et demande à Alix de lui rapporter le sceau du grand conquérant Alexandre le Grand, histoire de s’attirer les faveurs des dieux. Pour l’aider, César détient un prisonnier, trouvé en possession de pièces d’or à l’effigie d’Alexandre et probablement issue de son fameux trésor. Intéressant sur le principe et s’inspirant de faits historiques comme le passage du Rubicon par César, le scénario de "La dernière conquête" a malheureusement du mal à convaincre. Géraldine Ranouil offre un scénario classique et sans grande surprise et une narration linéaire et poussive. La découverte du trésor d’Alexandre, grossièrement amenée, n’empêchera pas cependant les nostalgiques de la série d’éprouver quelque plaisir avec ce 32e album : on ne peut en effet reprocher à Jailloux de ne pas avoir respecté les codes graphiques de Jacques Martin. Ni de ne pas intégrer dans ses planches quelques références en hommage au maître. C’est propre, fidèle et si le but de Casterman n’est pas de séduire un nouveau public plus jeune avec cet album, alors du point de vue graphique, "La dernière conquête" remplit son contrat.
Prochain album au programme : "Britannia", ou la conquête de l’Angleterre par César avec Mathieu Breda au scénario.

- Casterman