Un illustrateur est un co-auteur

L’administration fiscale a étendu aux illustrateurs un régime fiscale jusque là réservé aux scénaristes.

Le régime fiscal favorable à la création, jusque-là réservé aux seuls scénaristes, écrivains et compositeurs, a été étendu aux illustrateurs. Le Syndicat national de l’édition s’est félicité de cette décision "qui considère à raison le scénariste et l’illustrateur comme coauteurs d’une même oeuvre" et qui "vient corriger une situation jusque-là fortement discriminatoire à l’égard des illustrateurs". Concrètement, les illustrateurs, de bande dessinée notamment, pourront aussi déclarer à l’impôt sur le revenu les sommes perçues, selon les règles prévues en matière de traitement et salaires, et de bénéficier ainsi de la déduction forfaitaire de 10% pour frais professionnels (loi n° 2011-1978 du 28 décembre 2011 de finances rectificative, article 17).
"Je suis terriblement soulagé qu’enfin, je puisse me voir redevenir auteur, sur les 24 premiers tomes d’Astérix, qui étaient mis en cause par l’administration fiscale" a déclaré Albert Uderzo au site ActuaLitté. L’an dernier, le dessinateur du petit Gaulois avait indiqué avoir été soumis à un redressement fiscal de 203.000 euros : selon l’administration fiscale alors, Uderzo n’aurait jamais été le coauteur des 24 premiers albums d’"Astérix" mais simplement l’illustrateur.

- Le fisc est tombé sur la tête d’Uderzo