De nouveaux jeux vidéo pour Sokal

L’auteur de "Canardo" travaille sur "Lost Paradise" et a commencé à plancher sur deux autres projets.

Cela fait plusieurs années que Benoît Sokal, dessinateur de BD et créateur du personnage de Canardo, a ajouté une corde à son arc : le jeu vidéo. Depuis l’"Amerzone" (1999, Microïds), un jeu d’aventures qui reprenait dans ses grandes lignes un album éponyme de "Canardo", Sokal n’a pas quitté le monde de l’image vidéo. En 2003, il récidivait avec "Syberia" (Microïds) puis "Syberia 2" début 2005.
Actuellement, le Belge est en pleine préparation du jeu d’aventure "Lost Paradise", le premier projet du studio White Birds Production qu’il a fondé. L’héroïne de ce nouveau jeu d’aventure, la fille d’un dictateur usé et malade, devra traverser tout le continent africain en compagnie d’un léopard pour le ramener à son lieu de naissance, les neiges du Kilimandjaro.
Sokal a également décliné cette histoire dans une bande dessinée parue en septembre dernier : "Paradise" (tome 1 : "La Saison des orages") avec Brice Bingono au dessin. La série, prévue en quatre tomes, se veut être complémentaire au jeu en permettant aux auteurs d’explorer des voies différentes de celles utilisées dans le jeu vidéo. "Paradise" est le premier titre de la collection White Birds de Casterman. Sous ce nouveau label sont édités des univers issus du jeu vidéo ou du multimédia ou entretenant d’étroites correspondances avec eux.
En attendant la sortie de "Lost Paradise" au 1er trimestre 2006 sur PC, Benoît Sokal a commencé à plancher sur deux autres projets : le premier, "Sinking Island", est un jeu d’aventure qui se déroulera sur une île tropicale servant de lieu de villégiature à de riches vacanciers dont l’un sera assassiné. Le second, "Aquarica", avec François Schuiten, devrait être à la fois disponible en bande-dessinée et en jeu vidéo mais aussi au cinéma, dans un film mélangeant images de synthèse et acteurs classiques à la manière d’"’Immortel (Ad Vitam)" d’Enki Bilal. Pas prévue avant 2008, cette nouvelle aventure mettra en scène d’énormes baleines de 500 mètres de long et de large, recouvertes de végétation et que les gens qui vivent dessus prennent pour des îles.