Casterman à son tour dans les manhwas

Hanguk est une nouvelle collection accueillant les traductions françaises d’œuvres et d’auteurs de bande dessinée coréenne.

Comme de plus en plus d’éditeurs, après le manga, Casterman se lance dans le manhwa. Et créé Hanguk ("Corée" en coréen), une nouvelle collection destinée à accueillir les traductions françaises d’œuvres et d’auteurs de bande dessinée coréenne. Deux titres de quelque 200 pages au format 17x 24cm inaugurent le label :

  • "Lotto Blues" de Byun Ki-hyun, un recueil bigarré de dix histoires courtes ancrées dans le quotidien de la société coréenne d’aujourd’hui. La nouvelle qui donne son titre au recueil est une histoire de tentation et de chute. Un pasteur protestant accepte de servir de couverture à l’un de ses fidèles, qui vient de gagner au loto, mais veut se protéger de ses créanciers. Hélas, l’argent est corrupteur. Grisé par cet argent facile qui tombe du ciel, le pasteur, lui-même en délicatesse avec la morale (il entretient une liaison avec une femme mariée), finit par s’abandonner aux mauvaises actions... jusqu’à ce qu’il découvre que le bulletin de loto gagnant était un faux. Prix : 14,75 euros.
  • "L’amour est une protéine" de Choi Kyu-sok , un recueil de huit récits autour de la comédie noire et l’ironie mordante. L’histoire qui ouvre le recueil s’ouvre sur une scène triviale : trois personnages de co-locataires, affamés dans leur appartement, se font livrer un plat de poulet. Las, le fournisseur, un coq, n’avait plus de stock disponible, aussi s’est-il résolu, non sans regrets, à sacrifier son propre enfant (un poulet, donc) à l’appétit de ses clients ! L’histoire s’achève, avec beaucoup d’ironie, sur une petite cérémonie grinçante rendue par tous les protagonistes du récit à la mémoire du jeune poulet qu’on vient de manger... Prix : 13,75 euros.

Deux autres devraient paraître en août : "Le Marécage" de Choi Kyu-sok et "Brève cohabitation" de Jang Kyung-sub.