WALKING DEAD - Tome 17. Terrifiant

, par Estelle

Un nouvel ennemi débarque dans "Walking Dead". Ce n’est pas un zombie mais encore un groupe d’hommes menaçant. Un opus dense et terrifiant mais qui, dans la lignée des précédent, perd en qualité.

Un 17e tome, la 3e saison de la série TV en cours de diffusion aux Etats-Unis et un album en couleur au format franco-belge ("Le Passager") en préparation. Kirkman et Adlard ne doivent pas trouver le temps de s’ennuyer... Il faut dire que le succès commercial de la série est au rendez-vous. Le tome 16 a été nominé au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême 2013.
Mais qualitativement quand est-il vraiment aujourd’hui de la série apparue en 2007 en France ? Etonnamment, on saute toujours aussi rapidement sur le nouvel album, étonnamment on sait qu’on se précipitera tout autant sur le suivant... Tout va bien donc... Et pourtant, à la lecture, on ne peut s’empêcher de regretter le trait de moins en moins fin et lisible d’Adlard au fil des albums. Les cases manquent de détails et on peine même à reconnaître certains protagonistes, surtout les fraîchement arrivés. On ne peut s’empêcher non plus d’avoir l’impression de tourner un peu en rond au niveau des situations imaginées et ce malgré les évolutions de la série engagées par Kirkman. Certes les zombies ne sont plus le sujet central (un mort-vivant, c’est dégoutant, ça marche lentement, ça grogne et ça boulotte les humains seul ou en groupe, c’est finalement très limité...) au profit de l’étude des rapports entre des gens qui luttent pour leur survie et des conflits territoriaux en pleine post-Apocalypse. Mais les personnages (quand ils ne meurent pas !) évoluent peu, hormis Carl, le fils de Rick, qui mûrit et qui devient un peu inquiétant. Dans cet épisode, beaucoup plus violent et meurtrier que le précédent (le tome 17 porte bien son nom), Rick et sa bande, qui se sont installés chez une communauté au sein d’un lotissement fortifié, refusent de céder au chantage d’un groupe tiers, menaçant et dangereux... Finalement la recette de Kirkman ne change pas : une fois encore, le havre de paix n’en est pas un, les familles et les couples éclatent et les hommes font plus de dégâts que les zombies. Entre le chef du clan, Negan, armé de sa batte fortifiée aux barbelés, et le "Gouverneur" rencontré quelques albums plus tôt, on ne saurait dire en effet qui est le plus cruel... Suite à "la rencontre" avec le Gouverneur, Rick avait en tout cas perdu une main. La question est : l’ancien policier s’en sortira-t-il indemne face à Negan ?!

- Delcourt