Vol d’oeuvres d’Edgar P. Jacobs : Daniel Maghen se défend

, par Estelle

Le galeriste qui s’estime diffamé assure que les oeuvres qu’il a acquises l’ont été "de manière officielle et légale".

Alors que continue l’enquête sur le vol et le recel de plus de 200 œuvres originales d’Edgar P. Jacobs des coffres de la Fondation Jacobs (notre article du 10/10/2018), le galériste Daniel Maghen a décidé de réagir publiquement. Selon la presse belge, des perquisitions effectuées dans les galeries parisiennes Daniel-Maghen et Eric-Leroy avaient permis de mettre la main sur plus d’une dizaine de planches originales qui allaient être vendues. Dans son communiqué, Daniel Maghen s’estime victime "de rumeurs inexactes et malintentionnées" sur internet et "d’un conflit entre éditeurs et ayants-droit d’Edgar P." qui ne le concerne pas. "J’ai acquis en 2015 un certain nombre de planches d’Edgar P. Jacobs, de manière officielle et légale, explique-t-il. À cette époque, aucun acteur du monde de la bande dessinée n’évoquait un quelconque problème relatif à l’achat et à la revente de ces oeuvres. Au contraire, des oeuvres d’Edgar P. Jacobs étaient continuellement commercialisées depuis 2005, notamment dans diverses maisons de vente, et je n’ai fait que m’inscrire dans un marché préexistant." "À ce jour, en dépit de la désinformation circulant dans divers médias, je n’ai été entendu ni même convoqué par un juge", assure enfin le galériste parisien.
Dans cette affaire, Philippe Biermé, l’ancien président et liquidateur de la Fondation Jacobs, a été inculpé d’abus de confiance et de blanchiment par la justice belge. Au Parisien, il a toutefois écrit : "Je ne suis pas mis en examen et je suis libre. Rien ne m’a été reproché." Toujours selon le quotidien, un juge d’instruction parisien vient par ailleurs d’être nommé, chargé de coordonner les demandes d’entraide adressées par les autorités belges à la France. Et selon l’hebdomadaire suisse l’Illustré, des commissions rogatoires internationales doivent être adressées à la Suisse, où sont domiciliés deux personnes liées à l’affaire.